C’est pas moi, c’est les autres #Mondochallenge

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3 août 2017

C’est pas moi, c’est les autres #Mondochallenge

Un nombre des difficultés que nous rencontrons et que nous vivons a pour origine, un problème de responsabilité. Nous avons souvent tendance à rejeter la faute sur l’autre. Cela a l’air si simple et si banal que nous ne nous en rendons pas compte. Il n’est toujours pas simple d’accepter sa culpabilité et sa vulnérabilité. Dans ce billet, je vous raconte les habitudes du secondaire, de l’université et de la vie entre copain et copine. Car, je suis parmi ceux-là qui rejettent leur faute sur les autres.

Je n’ai pas dérangé, c’est les amis

C’est pas moi, c’est les autres #Mondochallenge

La faute n’a pas de chance à ce monde injuste. Pourquoi a-t-on tant du mal à apprivoiser notre culpabilité ? Peut-être parce qu’elle est trop lourde à porter. A l’école secondaire, je fus grand dérangeur de la classe et je ne l’ai jamais accepté. Tout simplement parce que je ne voulais pas être puni seul.

En quatrième année, pendant le cours de français, je crie dans la salle. L’enseignant pose la question, «qui a crié ? », un ami me regarde et me dénonce. Je réagie, « ce n’est pas moi, c’est lui ! Professeur ». On demande à la salle, tout le monde garde silence et l’auditoire est puni. Là, je me réjouis.

Je ne mérite pas cet échec, c’est le prof qui a mal côté

C’est une réalité dans nos universités. L’échec d’un étudiant est sur le dos des professeurs. Un étudiant congolais n’échoue jamais, c’est le professeur qui côte toujours mal. Oui, il y a des professeurs qui côte mal, mais la plupart d’accusations sont fausses. On accuse les professeurs pour sauver l’ignorance. Si je dis je n’ai pas réussi, on dira que je ne suis pas intelligeant. C’est pourquoi, un bon nombre d’étudiants qui échouent, aiment culpabiliser les professeurs.

Après la délibération, je pose la question à un ami, « tu as réussi ? », « non, le professeur de tel cours m’a donné 4/20 dans », répond-t-il. Chez nous quand on a réussi on le mérite, on loue son Dieu. Mais quand on échoue, c’est la mauvaise foi du professeur, c’est les sorciers de la famille.

Ce n’est pas moi, c’est elle

Le copain n’a jamais eu tort, c’est toujours la copine qui a faute. Personnellement, j’accuse ma copine parce que je me sens coupable de tout. A mes yeux, rien n’est jamais bien, non plus assez. Apres quelques minutes de discussion, ma conscience me renvoie à un état où je dois m’excuser. C’est parce qu’il y avait des culpabilités que je l’attribuais.

Nous pouvons nous en libérer par des pleurs, des cris. La culpabilité, elle, reste-là. Sauf qu’elle est trop lourde à porter. La culpabilité nous fragilise. Tout à coup, nous sommes pris en défaut. L’image de soi est altérée. Nous avons tous une représentation idéale de nous-même.

Irréprochables, nous devons aussi le rester aux yeux des autres, le danger étant trop grand. Derrières nos justifications se cachent une grande peur, celle de perdre confiance.

Jean-Hilaire Shotsha

 

 

 

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Commentaires

grace Milemba
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dans la vie ,société dans la quelle vit l'être humain on rencontre trop souvent ce problème de la crainte d'être pris en faute tout simplement par ce que s'assumer demeure pour la plu part comme étant un énorme fardeau, or a force de fuite sa responsabilité on passe pour lâche,infantile, égoïste.ceci est constamment remarquable dans la société congolaise entre autre dans nos universités, nos vie en famille. nos relations avec nos prochain oups voir même dans la vie politique congolaise décliner ses responsabilité, s en décharges sur les épaules de l'autre bat son record car tout les ça ne va pas c'est l autre,c est l autre parti,c est le voisin.