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VOIX DES OUBLIES
19. juil.
2018
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1

Eau potables : le calvaire des habitants de Mont Ngafula

Par Jean-Hilaire Shotsha

Les habitants des quartiers Mabanga, Kindele, plateau des professeurs, Q555, etc. voire des étudiants longés aux homes de l’Université de Kinshasa (#UNIKIN), dans la commune de Mont Ngafula, éprouvent des difficultés pour s’approvisionner en eau potables depuis plusieurs mois. La Régie de distribution d’eau n’alimente plus cette partie de la ville de #Kinshasa depuis plus d’une année.

Ce reportage a été publié par https://ifasicblog.wordpress.com/2018/07/19/eau-potable-le-calvaire-des-habitants-de-mont-ngafula-reportage-photos/

Incroyable mais vrai. Si l’eau c’est la vie comme nous avons l’habitude de le dire, il faut noter que dans ce coin de la ville, « l’eau c’est la mort ». A Mont Ngafula plusieurs quartiers se partagent quatre robinets, pas de la Regideso mais de forage. Et ce, à cause de la pénurie d’eau de la Régie de distribution d’eau depuis plusieurs mois. Les habitants de ces quartiers se livrent à un exercice qui leur donne du fil à retordre.Il est 5h du matin, les habitants de ces quartiers amènent les bidons au forage. Ils attendent l’heure d’ouverture pour acheter de l’eau. Un bidon de 20 ou de 25 litres se vend à 200FC, 10L ou seau pour se laver à 100FC. Ceux qui viennent de Mabanga, Kindele, Plateau des professeurs et n’ont pas des véhicules personnels coopèrent avec les chauffeurs des taxi-bus et paient entre 200 à 300FC le bidon pour le transport de leur bidon d’eau.Certains étudiants et habitants du quartier Q555 paie 500FC par bidon de 20 ou 25L aux gens qui les aident à transporter de l’eau jusqu’à leur domicile.C’est depuis mai 2017 que les habitants de ces quartiers n’ont jamais vu l’eau potable avant que le professeur Nsuka construise ce forage. Ces derniers envahissaient les robinets des homes de l’UNIKIN qui coulent souvent une fois la journée. Ce qui était à la base des plusieurs disputes entre eux et les étudiants résidants les homes. Car, pour avoir de l’eau, ils se bousculaient.

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25. juin
2018
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1

A Kinshasa, des enfants font 2 kilomètres à pied pour suivre le Mondial

Bienvenue à Bel air, un quartier rural de la commune de la Nsele, à l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Nsele a du mal à être approvisionnée en électricité. Passionnés du foot, plusieurs enfants de ce quartier font au moins 2 kilomètres à pied chaque jour pour aller suivre les matchs de la coupe du monde.

Par Jean-Hilaire Shotsha (JHS)

Le pont Kizenga qui sépare le quartier Bel air et le quartier Mbila (PHOTO JHS)

Des dizaines d’enfants de 6 à 17 ans se rendent quotidiennement à Mbila, le petit quartier commercial de la contrée. En babouches ou pieds nus, ces filles et garçons quittent généralement le toit parental trente minutes avant la retransmission du premier match de la journée pour arriver à temps pour le coup d’envoi. A jeun, ces mineurs amoureux du ballon rond dévalent des milliers de mètres dans un terrain sablonneux, sans se soucier des calories qu’ils brûlent.

Après le match Argentine vs Islande, des enfants en provenance du quartier Mbila pour suivre ce match, rentrent chez eux à Bel air (PHOTO JHS)

Pour la plupart, leurs familles ont des télés, mais pas suffisamment de ressources pour se procurer un panneau solaire ou un groupe électrogène permettant de satisfaire les passions de leurs enfants. Ils laissent ainsi ces derniers fréquenter même les bars, les terrasses et autres milieux publics pour assouvir leur curiosité.

Voir les stars du foot à tout prix

Une fois sur place à Mbila, la ribambelle prend d’assaut bistrots, boutiques, pharmacies… où sont exposés des écrans diffusant le Mondial. Grille des matchs en main, ces enfants scrutent le programme   du jour avant de s’asseoir à même le sol, tâchant de faire le moins de bruit possible pour ne pas être chassés. Rarement, ils ont la chance d’occuper une chaise en plastique réservée à un adulte, client du lieu, qui négocie sa place moyennant une bouteille de bière.

/files/2018/06/Junior-Fiston-et-Armel-avec-leur-programme-des-matches-en-mains-se-préparent-pour-aller-suivre-le-match-à-Mbila(PHOTO JHS)

« J’aime souvent voir les matchs des équipes où jouent mes stars préférées. Moi particulièrement, j’aime Messi, et donc je ne voudrais pour rien au monde rater une rencontre d’e l’Argentine», nous souffle Junior L., un gamin de 8 ans. « Moi j’aime plutôt Christiano Ronaldo du Real de Madrid, et donc je ne peux rater pas les matchs du Portugal», réplique Armel K., 10 ans.

Emprunter du courant pour faire plus de recettes

Dans ce petit centre commercial, les propriétaires des échoppes, débits de boissons et autres espaces publics ont pris des précautions pour emprunter du courant du camp militaire Ceta avant la coupe du monde, afin de faire plus de recettes. Ils se sont ainsi fiés à ce camp dont la stabilité n’a jamais bougé d’un iota, alors qu’à Mbila, aucun projet d’électrification n’est à l’ordre du jour.

 

Sur l’avenue Ceta, des enfants regardent le match France vs Australie (PHOTO JHS)
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28. mai
2018
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Kinshasa : Pourquoi se méfie-t-on contrôle technique des véhicules ?

Le gouvernorat de Kinshasa a lancé depuis début avril l’opération de contrôle des documents des véhicules, essentiellement le certificat de contrôle technique et la vignette. Les agents de la Société Congolaise de Contrôle Technique (SCCT), assistés par la police de circulation routière sont déployés sur les artères de la ville pour demander des preuves aux chauffeurs. Cependant, pourquoi les chauffeurs ne se mettent-ils pas en règle ?

Par Jean-Hilaire SHOTSHA

Véhicule contrôlé, Photo Média Congo

Des tables, des pneus et autres objets font office de barrages pour le contrôle des véhicules. Les véhicules de transports en commun deviennent rares. Faute de moyen, beaucoup restent aux garages. « La majorité de chauffeurs ont peur de sortir parce que leurs véhicules ne sont pas contrôlés. Ils attendent la fin de cette opération », me fait savoir un chauffeur de taxi exploitant la ligne Bon Marché-Boulevard.

Le délabrement des routes et le coût élevé des taxes

Ils sont prêts à faire contrôler leurs véhicules, mais ils s’inquiètent premièrement du délabrement très avancé des routes qu’ils fréquentent. « Nous sortons beaucoup d’argent pour le contrôle technique mais ne gagnons rien en retour car l’état des routes tue nos véhicules. » Regrettecette fois-ci Paul, un autre chauffeur de taxi.

En plus du mauvais état de la voirie, les conducteurs des véhicules jugent exorbitant les taxes.Pour se mettre en règle, les camions doivent payer 94$, les minibus 83$, les voitures et motos 72$ aux entreprises désignées par l’Hôtel de ville de Kinshasa pour assurer ce service.

« Ils nous exigent beaucoup de taxes. 4 mois après la vignette en décembre 2017, ils nous demandent les frais de contrôle technique. Le délais est trop court », déclare un autre conducteur.

Pendant ce temps, c’est la population qui en paie les frais. Les kinois connaissent des difficultés pour se déplacer. Il n’y a, certes, plus d’embouteillages comme d’habitude, mais le transport en commun devient aussi de plus en plus rare.

Plus étonnant, je remarque que certains chauffeurs de bus de marque Mercedes 207 appelés ici « esprit de mort » à cause des multiples accidents dont ils sont responsables, détiennent les certificats de contrôle technique. Ont-ils vraiment fait certifier leurs véhicules ou ils ont simplement acheté le document ?

Nous espérons que l’argent perçu par les autorités provinciales sera investi dans la réhabilitation des routes. Si non, étant donné l’engouement et l’attention publique que retient cette unième perception massive des taxes sur le transport, pourquoi l’autorité urbaine ne rendrait-il pas publiquement compte des recettes générées à la fin de ce contrôle ?

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05. févr.
2018
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Se faire arrêter pour devenir célèbre, le rêve des certains activistes congolais

PAR: Jean-Hilaire Shotsha

Devenir quelqu’un de célèbre est le rêve de tout le monde. Au Congo, beaucoup pense que pour devenir célèbre il faut faire la prison. D’où, être arrêté est devenu un signe d’honneur pour bien d’activistes.

Les militants de la Lucha interpellé à Kinshasa

Avez-vous déjà vu quelqu’un se prendre des selfies parce qu’il est en prison ou il  participe une marche ? Malheureusement, chez nous, l’activisme est devenu un effet mode. La célébrité a un prix, l’activisme aussi. Malheureusement, certains y laissent leurs peaux.

Ils sont souvent fous de joie d’être prisonnier en espérant qu’un jour ils deviendront Président comme Nelson Mandela, opposant comme Joseph Olengakoy qui se réclame prisonnier de tous les régimes et Premier Ministre comme Bruno Tshibala… qui, de la prison sont devenu de plus en plus célèbre.

A Kinshasa, certains activistes regrettent même de n’avoir pas été inquiété même une fois depuis qu’ils prennent part à des marches et manifestations. Les autres appellent même les éléments de la police pour les disperser ou les arrêter. Participer à une manifestation sans être inquiété est devenu anormal pour les congolais.

Chers activistes, l’arrestation est une conséquence d’une démarche déjà entamée. A mon avis, j’estime que c’est la démarche qui peut aboutir à une arrestation probable qui est plus important dans tout.

On peut ou ne pas vouloir être arrêté, mais lorsque cela arrive après une démarche noble, c’est l’essentiel. Il y a dans notre environnement des gens qui rêvent d’être arrêtés, humiliés, etc.,  pour des causes justes, en espérant devenir une célébrité.

N’oubliez pas que l’on peut être arrêté ou humilié sans devenir une célébrité. Construisez bien votre démarche vous y arriverez.

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03. août
2017
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1

C’est pas moi, c’est les autres #Mondochallenge

Un nombre des difficultés que nous rencontrons et que nous vivons a pour origine, un problème de responsabilité. Nous avons souvent tendance à rejeter la faute sur l’autre. Cela a l’air si simple et si banal que nous ne nous en rendons pas compte. Il n’est toujours pas simple d’accepter sa culpabilité et sa vulnérabilité. Dans ce billet, je vous raconte les habitudes du secondaire, de l’université et de la vie entre copain et copine. Car, je suis parmi ceux-là qui rejettent leur faute sur les autres.

Je n’ai pas dérangé, c’est les amis

C’est pas moi, c’est les autres #Mondochallenge

La faute n’a pas de chance à ce monde injuste. Pourquoi a-t-on tant du mal à apprivoiser notre culpabilité ? Peut-être parce qu’elle est trop lourde à porter. A l’école secondaire, je fus grand dérangeur de la classe et je ne l’ai jamais accepté. Tout simplement parce que je ne voulais pas être puni seul.

En quatrième année, pendant le cours de français, je crie dans la salle. L’enseignant pose la question, «qui a crié ? », un ami me regarde et me dénonce. Je réagie, « ce n’est pas moi, c’est lui ! Professeur ». On demande à la salle, tout le monde garde silence et l’auditoire est puni. Là, je me réjouis.

Je ne mérite pas cet échec, c’est le prof qui a mal côté

C’est une réalité dans nos universités. L’échec d’un étudiant est sur le dos des professeurs. Un étudiant congolais n’échoue jamais, c’est le professeur qui côte toujours mal. Oui, il y a des professeurs qui côte mal, mais la plupart d’accusations sont fausses. On accuse les professeurs pour sauver l’ignorance. Si je dis je n’ai pas réussi, on dira que je ne suis pas intelligeant. C’est pourquoi, un bon nombre d’étudiants qui échouent, aiment culpabiliser les professeurs.

Après la délibération, je pose la question à un ami, « tu as réussi ? », « non, le professeur de tel cours m’a donné 4/20 dans », répond-t-il. Chez nous quand on a réussi on le mérite, on loue son Dieu. Mais quand on échoue, c’est la mauvaise foi du professeur, c’est les sorciers de la famille.

Ce n’est pas moi, c’est elle

Le copain n’a jamais eu tort, c’est toujours la copine qui a faute. Personnellement, j’accuse ma copine parce que je me sens coupable de tout. A mes yeux, rien n’est jamais bien, non plus assez. Apres quelques minutes de discussion, ma conscience me renvoie à un état où je dois m’excuser. C’est parce qu’il y avait des culpabilités que je l’attribuais.

Nous pouvons nous en libérer par des pleurs, des cris. La culpabilité, elle, reste-là. Sauf qu’elle est trop lourde à porter. La culpabilité nous fragilise. Tout à coup, nous sommes pris en défaut. L’image de soi est altérée. Nous avons tous une représentation idéale de nous-même.

Irréprochables, nous devons aussi le rester aux yeux des autres, le danger étant trop grand. Derrières nos justifications se cachent une grande peur, celle de perdre confiance.

Jean-Hilaire Shotsha

 

 

 

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20. juil.
2017
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@sindika_dokolo condamné par l'(in)justice congolaise

Sindika Dokolo, homme d’affaires et collectionneur d’art congolais, gendre du président angolais et son frère Luzolo Dokolo ont été condamné à 12 mois de servitude pénale principale et au paiement de 15.000 USD pour dommages et intérêts. L'(in)justice congolaise les reproche d’avoir spolié un terrain situé à Limete, réclamé par Yvonne Kasuamina qui avait saisi l'(in)justice.

L’un des Tribunaux des opposants, siégeant en matière répressive au premier degré a rendu son verdict le 4 juillet dernier. « Les frères Dokolo ont été reconnus coupables de faux en écritures et usage de faux ayant entrainé la lésion de la succession Kasuamina, les privant de la jouissance de leurs biens à travers leur société, la Sokidet », annonce le site  Congovirtuel.com.
Selon Congovirtuel.com l’histoire remonte au mois de mai 2017. La gestionnaire statutaire de Sokidet Sarl après la mort de leur père, Yvonne Kasuamina, avait saisi la justice en vue de récupérer leurs biens immobiliers spoliés par des inconnus alors que la succession détenait tous les certificats originaux desdits biens meubles et immeubles, soit plus de six maisons à usage commercial ainsi que des terrains disséminés à travers la ville de Kinshasa.
« Aujourd’hui, l’un de ces terrains, situé sur la 12ème rue industrielle à Limete, est morcelé en plus de trente parcelles ou sont érigées des villas cossues », fait savoir le site.
Condamné, Dokolo met Kabila en garde « votre justice vous perdra »
« Je viens d’inaugurer une usine de 400 millions de dollars, Joseph Kabila me fait condamner à un an de prison pour une parcelle. Mr Kabila ! Votre justice vous perdra », a réagi Sindika Dokolo dans son compte tweeter et annonçant sa condamnation.
Selon l’homme d’affaire, l’huissier qui l’aurait convoqué n’existe pas dans la liste du tribunal.  « Sans justice, pas de développement. Continuons la mobilisation », tweete-t-il.

@sindika_dokolo paie de ses tweets

Ces derniers mois, Dokolo est apparu comme l’un des critiques les plus acharnés du régime en place en RDC, surtout sur son compte tweeter. Plusieurs de ses tweets le prouve : « Union autour de l’article 64 alinéa 1. Serment fait devant notre peuple : il n’aura ni 3ème dialogue, ni l’extension du mandat de Mr Kabila après 2017 ».
Jean-Hilaire Shotsha
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22. juin
2017
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#RDC : l’association des médias d’information en ligne voit le jour

L’association des médias d’information en ligne en République démocratique du Congo (#MILRDC) a officiellement lancé ses activités vendredi dernier à Kinshasa.

La coupure du ruban symbolique marquant la naissant de cette nouvelle structure de la presse congolaise a eu lieu à Sulutani Hôtel par le professeur Malembe, fondateur de la toute première école de journalisme en RDC, l’Institut supérieur des techniques de l’information (ISTI), actuel Institut Facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC).

« Je suis très fier de me rendre compte que ce sont des jeunes qui ont été formés par l’IFASIC et qui ont pu maîtriser aujourd’hui beaucoup d’éléments concernant la gestion de l’information et de la communication », fait savoir le fondateur de l’IFASIC.
Encourageant cette initiative, le recteur de l’IFASIC, Rigobert Mukeni Lapess a fait appelle au journaliste du web, à venir partager leurs connaissances avec les étudiants de cette grande école du journaliste en RDC.
Cette plateforme qui regroupe jusque là 14 sites d’information en ligne se fixe un certain nombre d’objectifs. Entre autres : viabiliser les membres qui les composent, afin de les rendre indépendants du pouvoir politique et économique. Selon son président, Patient Ligodi, responsable d’actualite.cd et Univers FM, l’objectif exogène principal est celui d’obtenir la régulation des médias en ligne, à l’instar des médias traditionnels.

Jean-Hilaire Shotsha

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11. juin
2017
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#MondoChallenge : Est-ce qu’un tel amour existe vraiment à Kinshasa ?

Bienvenue chez moi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Cette ville où un grand nombre de gens s’interrogent sur l’existence d’un véritable amour, d’une véritable relation amoureuse…. Un tel amour peut-il réellement exister ? Soit !  Mais à une condition : restaurer la confiance en soi-même. A Kinshasa, dire la vérité est un calvaire.

Expliquer son passé à sa nouvelle copine est une chose atroce. Vivre avec un seul copain ou une seule copine relève de l’idiotie pour bien de jeunes kinois. Peut-on partager l’amour ? Imaginable ! Peut-on sincèrement avoir plusieurs amants ? Soit ! Mais non !  La vraie relation amoureuse ne se partage pas.

Le Grand Amour ! Nous en attendons parler depuis notre enfance. C’est le thème des plus grandes tragédies classiques où demeure le Saint-Graal, objet de la quête que beaucoup de filles comme de garçons rêvent d’atteindre à l’âge adulte. L’amour, nous l’écoutons dans les taxi-bus, pendant les échanges téléphoniques. « Allô mon amour ! » Nous lisons dans nos répertoires : « Mon amour… ! Mon chéri… Mon bébé… »

Grand amour : une quête absolue à Kinshasa

« Le grand amour ! C’est s’épanouir aux côtés de quelqu’un, vivre pour la personne et être capable de tout pour elle. A Kinshasa, c’est très difficile de trouver ce grand amour. Car, les bonnes personnes sont rares », fait savoir Myriam Kianza, étudiante en l’IFASIC (Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication). Et à une autre étudiante d’ajouter : « j’ai jamais connu le grand amour. J’en rêve toujours ».

A chaque rencontre, on y croit, on l’attend et on l’espère. La recherche de l’amour idéal n’est qu’un agréable rêve qui ne peut se confronter à la loi de la réalité. Puisque le mythe du grand amour se veut absolu. On rêve d’écouter l’autre et de le comprendre en un seul regard. Plus loin encore ressentir les émotions. On veut avoir des pensées semblables. Mais où le trouver ? C’est ici que l’amour devient idéal, puisque on veut l’entretenir avec la personne avec laquelle on sera en parfaite relation : l’âme-sœur, l’élu du cœur.

Tout peut se fendre quand on pense à la diversité et aux particularités des regroupements ethniques. Nous sommes tous différents. Certes, nous pouvons avoir des points communs, des ressemblances, mais la plupart des relations à Kinshasa se nourrissent davantage des différences que des ressemblances.

Grand amour : un kinois à la recherche d’une âme sœur

« Des amours ? J’en ai trouvé plusieurs à Kinshasa. Mais Le Grand Amour, j’en suis toujours à la recherche », affirme une étudiante de l’Université de Kinshasa. Et de poursuivre : « J’ai eu plusieurs relations. Au début c’était par influence que je m’étais lancée dans cette aventure. Je voulais faire comme mes amies. Mais j’avais peur de ma famille et la religion m’empêchait toujours d’aller loin. Sans doute j’ai eu plusieurs déceptions ».

Le mythe du grand amour n’a qu’une base : il existe quelque part une personne qui nous est destinée. La notion du destin joue un  rôle majeur et vient renforcer le désir absolu. Trouver sa moitié est une chose extrêmement rare, extrêmement précieuse à Kinshasa. Les personnes qui croient dans le grand amour cherchent à créer une symbiose avec l’être aimé, jusqu’à ne former plus qu’une entité. Mais la vie à Kinshasa n’est vraiment pas compatible avec une telle fusion entre deux individus. Cette séparation contre laquelle il est difficile de lutter génère, par conséquent, une souffrance.

Ce monde parfait auquel les jeunes kinois croient n’existe quasiment pas à Kinshasa et ne peut  perdurer au-delà de l’enfance sans entraîner désillusions amoureuses.

Ce qui empêche de trouver le grand amour

Plusieurs raisons empêchent les kinois à vivre le grand amour. Entre autres: les mauvaises motivations du départ. Souvent, on cherche l’intérêt, qu’est-ce que je gagnerai en étant avec personne?. L’impatience, dès qu’on est avec la quelqu’un, on veut qu’il soit ce que l’on veut directement. Or, le grand amour on le devient, on ne l’est pas au départ.

La pauvreté est aussi l’une des raisons qui fait rare le grand amour à Kinshasa. Certaines fille aiment vivre des relations superficielles avec plusieurs garçons pour la survie.

Jean-Hilaire Shotsha

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11. juin
2017
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Bienvenu à la République des « paradoxes »

Nous sommes en République démocratique du Congo. Pays des glissements et des sous-réserves. Là où le paradoxe est la règle première qui caractérise le quotidien de tout un peuple. Chez moi chacun s’en sort à sa manière, change d’opinion aussi bien personnelle que commune quand il veut. Le pays où la loi n’a pas un sens commun, à chacun de la donner son sens. « Le paradoxe est une pensée, une opinion contraire à l’opinion commune », définition du petit Larousse illustré.

Aéroport international de N’djili à Kinshasa

« Je n’ai rien promis du tout »

Monsieur le président, ta réaction est trop paradoxale. Tu nous as promis les élections. Si tu as oublié, laisse-moi te rappeler. Lors de ton dernier discours sur l’Etat de la nation devant les parlementaires, tu as rappelé, une fois de plus, que l’objectif poursuivit en organisant le dialogue est, et reste, l’organisation des élections apaisées.

«  Je voudrais annoncer solennellement à notre peuple, que les élections auront bel et bien lieu. Que ceux qui  en doutent encore soient rassurés. Tout sera mis en œuvre, en effet, pour atteindre cet objectif, conformément au calendrier qui sera fixé par la CENI », n’est-elle pas une promesse ? Rappelle toi que l’accord du dialogue que tu as initié avec objectif d’organiser les élections prévoit ces dernières en décembre 2017. Et grâce à cet accord que le peuple te considère comme « président ».

La CENI enrôle des mineurs

Du paradoxe aux paradoxes. Promis pour la fin de l’année 2017, la commission électorale montre déjà les signaux que les élections plus lieu cette année. Si je mens, pourquoi alors elle enrôle les mineurs âgés de plus au moins 16 ans ? Alors que, a le droit de voter, les majeurs ayant 18 ans. Monsieur Nanga, laisse de nous tromper, en posant cet acte nous comprenons déjà que vous êtes de l’autre camp. Tu joues au jeu de la majorité, sois sage car tu porte le regard de tout un peuple.

Pas d’ingérence internationale

C’est contradictoire, quand la France, la Belgique, les Etats-Unis et l’Allemagne pour ne citer qu’eux contribuent au financement des élections de 2006 voire de 2011, il n’y a pas d’ingérence internationale. Et quand ils sanctionnent ça crie à l’ingérence étrangère. Mais quand la Tanzanie condamne ces sanctions, ça se la pète dans les médias nationaux comme le constate mon confrère Will Cleas Nlemvo.

Je me limite à ce niveau, je sais vous aussi vous avez vos paradoxes. A vous de les ajouter.

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L'auteur: voixdesoublies
Jean-hilaire Shotsha est un journaliste-blogueur de la République démocratique du Congo. Licencié en journalisme politique extérieure, filière Presse écrite à l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication. Coordonnateur de la communauté Blog du Citoyen ASBL. Reporter, blogueur de la communauté Habarirdc et Mondoblog

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