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VOIX DES OUBLIES
10. mai
2017
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Kinshasa: le mauvais état des routes menace d’enclaver plusieurs quartiers

Plusieurs artères routières de la ville Kinshasa sont impraticables à certains endroits. C’est notamment le cas des avenues Bokassa, colonel Ebeya, Tabu Ley, Commerce et Kasaï et Université.

L’impraticabilité de ces routes menace d’enclaver Kinshasa.
L’avenue colonel Ebeya jusqu’à son croisement avec l’avenue des Huileries est parsemée des nids des poules et des trous béants.

Av. Université, Arrêt Mopulu

Sur les avenues Tabu Ley (ancien Tombalbay), Commerce et Kasaï, avenue de l’université au niveau des arrêts petit pond et Mopulu lacs artificiels se sont formés, obligeant parfois les passants à se faire transporter sur le dos de certains jeunes qui monnaient ce service à 200FC.

L’avenue Bokassa peut être la plus délabrée de toutes les avenues situées aux abords du marché central. Le tronçon de cette avenue, situé entre les avenues Kabambare et Commerce est complètement délabré et donc impraticable pour les engins roulants.

Au croisement des avenues Kabambare et Bas-Congo dans la commune de Barumbu, eaux stagnantes, boue, odeur nauséabonde, déchets,…y sont devenus monnaie courante. Une situation qui hante la population de ce coin.

Les habitants redoutent l’enclavement des quartiers environnant ces avenues appellent le gouvernement provincial de Kinshasa à s’impliquer pour la réhabilitation de toutes les routes visiblement délabrée.

Jean-Hilaire Shotsha

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01. mai
2017
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1er mai 2012-1er mai2 017: la Lucha célèbre ses 5 ans de lutte

Ce 1er mai 2017 marque le cinquième anniversaire de la première action du mouvement citoyen « Lutte pour le Changement » (LUCHA). C’était un certain 1er mai 2012, dans la petite ville-martyre de Goma, dans l’Est de la RDC, et l’action était sociale: dénoncer le manque de perspectives et d’emploi pour les jeunes, notamment diplômés des universités, et tout un « système » politique et économique qui étouffe les congolais depuis trop longtemps.

Sans nom (au départ), sans « chefs », sans documents administratifs, et sans recours aux financements sur le modèle des ASBL et ONGs, la Lucha a défié tous les principes et toutes les pratiques quant à l’organisation et au fonctionnement des structures sociales et politiques en RDC et au-delà.

En effet, il y a 5 ans, des « jeunes indignés Congolais » ont commencé à descendre dans les rues pour faire entendre leurs revendication sociales; à faire le porte-à-porte et distribuer des tracts pour sensibiliser les congolais sur leurs droits et devoirs entant que citoyens; à dénoncer tout haut ce dont tout le monde se lamentait tout bas, par lâcheté ou par résignation: la corruption, l’incompétence, l’égoïsme, le clientélisme, le népotisme, les injustices sociales…

À l’époque, les observateurs bien-pensants étaient un animes pour dire qu’un mouvement avec un leadership horizontal comme la Lucha, se revendiquant de surcroît non-violent et non partisan, dans un environnement congolais violent, répressif et extrêmement polarisé, n’avait aucune chance de marcher, et surtout de perdurer. Pour certains, la Lucha était qu’un groupe d’anarchistes idéalistes sans avenir; pour d’autres des « jeunes manipulés » par toutes sortes de »forces obscures ».

« Pour être honnêtes, le parcours de la Lucha ces cinq dernières années n’a pas du tout été aisé », reconnaisse-t-elle dans un communiqué publié ce lundi 1er mai. Et de poursuivre : « le choix que nous avons fait-et que nous assumons encore d’être un mouvement antisystème à tous égards (y compris dans notre façon de nous organiser et de fonctionner) n’était pas évident. Ce système qui préfère la forme au contenu; le protocole à l’efficacité; les personnes et les identités des personnes à leurs idées et  leurs compétences; les déclarations aux actions; etc. Ce système qui conditionne les congolais à accepter les injustices les plus indescriptibles sans se révolter, ou encore à croire que la violence est  le moyen le plus efficace qui soit pour faire entendre ses revendications et gagner le respect ».

Le 24 juin 2012, moins de deux mois après la première manifestation de la Lucha, les premières arrestations ont lieu. Sept militants dont une fille passent une semaine dans le cachot de l’ANR à Goma, pour  avoir distribué des tracts dénonçant une « indépendance de façade « célébrée chaque 30juin, et appelant les Congolais à se lever pour réaliser la vraie indépendance, qui ne peut s’accommoder des injustices et des humiliations qu’il subisse.

Entre 2013 et 2014, l’une des premières campagnes que la lucha a menée pour exiger l’accès à l’eau potable à Goma (Goma Veut de L’Eau), avec un certain succès, elle avait valu la répression. C’est en  janvier 2013 que lucha ,qui n’était jusqu’alors qu’un slogan qu’elle scandait dans leurs actions en référence au mot espagnol  »Lucha » qui signifie Lutte, tout simplement, est devenu le nom officiel du mouvement, avec un nouveau sens: la Lutte (LU)pour le Changement (CHA).

« 2015, année de l’expansion de notre mouvement, a vu plusieurs de nos camarades être arrêtés à Goma et à Kinshasa principalement. À l’époque, nous nous évoquions de plus en plus la nécessité de changements au niveau politique et nous nous intéressions à la question des élections censées se tenir en 2016. Nos détracteurs y voyaient déjà la fin, alors que pour nous c’était une opportunité d’affermissement. A ce jour, le mouvement est implanté dans plus de 18 villes à travers le pays (Kinshasa, Bukavu, Lubumbashi, Kolwezi, Goma, Butembo, Beni, Bunia, Kananga, Mbujimayi, Kisangani, Uvira, Idjwi, Sake, Kalehe, Kasindi, Kisangani, Fizi,…). Il compte trois sections actives dans la diaspora congolaise: Europe de l’Ouest, Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Caraïbes) et Afrique australe, et son expansion se poursuit », rendeigne-t-elle.

L’année 2016 a été consacrée presque entièrement à la lutte pour l’alternance, avec la campagne « Bye Bye Kabila.

« Nous avons payé le prix le plus fort (plus de 100 arrestations enregistrées au cours de cette année) dans cette mobilisation. C’est en partie grâce à cela que le monde a été alerté sur les intentions du Président Kabila et de sa majorité de se maintenir frauduleusement au pouvoir en refusant d’organiser les élections, en violation de la constitution. », indique la lucha.

Mais tout en étant fiers de leur parcours durant ces cinq années, loin de nous ce pendant toute velléité triomphaliste. La Lucha garde en conscience le fait que leur travail n’a fait que commencer et compte sur l’engagement de toute la jeunesse de la RDC et de la diaspora pour y arriver.

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29. avril
2017
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#RDC: la République d’interpellation

En République démocratique du Congo, les services de sécurité, incapable de sécuriser les frontières nationales, sont devenus spécialistes en interpellation et arrestation des jeunes qui militent pour la démocratie. Personne ne peut réclamer son droit. Si tu ose, on envoi les éléments de la police, voire des militaires pour te prendre. Tout ça pour la protection du Rais, l’homme qui cherche à défier le peuple congolais.

Les militants de la lucha arrêtés le 27 avril à Kinshasa

Lors d’une marche pacifique contre l’insalubrité à Kinshasa, dans la matinée du jeudi 27 avril, une dizaine de militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) ont été interpellés par la police, puis livrés à la justice et relâchés dans la soirée.

Une interpellation opérée pendant qu’ils étaient en pleine manifestation dans le centre-ville de Kinshasa vers le croisement des avenues Bokasa-Kabinda, lieu de départ de leur marche pacifique contre l’insalubrité qui reine dans la capitale de la République démocratique du Congo. Aussitôt arrêtés, ils ont été conduits dans le cachot de la police au camp Lufungola sur huileries, avant d’être libérés.

La Lucha a publié un communiqué dans lequel, elle a informé les autorités de Kinshasa de la tenue de cette manifestation pacifique. Les militants de ce mouvement citoyen, indiquent commis aucune infraction. Selon eux, S’il y a des personnes que la justice devrait poursuivre, ce sont ses policiers qui violent la liberté d’expression et de manifestation pacifique consacrée par la constitution.

C’est ne pas la première fois. Dernièrement, lors d’une manifestation à Goma dans la matinée du mercredi 19 avril, 17 militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement ont été interpellés par la police, puis livrés à la justice. Aussitôt arrêtés, ils ont été conduits dans le cachot de la police des Polices (PP), avant d’être transférés au tribunal de grande instance de Goma.

Jean-Hilaire Shotsha

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Article : Primature : un cadeau accordant le bonus à #Kabila
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26 janvier 2017

Primature : un cadeau accordant le bonus à #Kabila

Des opposants, membres du Rassemblement, lors de l’ouverture du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 08/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Donne-moi la primature je te donne le glissement ! L’obstacle majeur qui bloquait l’obtention d’un compromis accordant un bonus à Kabila est levé. La majorité accorde la primature à l’opposition, un compromis qui tue la démocratie.

C’est la démocratie à la congolaise. Le poste du Premier Ministre ne s’obtient plus seulement avec la logique de la majorité au parlement comme l’exige la constitution, mais grâce à des négociations. Désormais, en fin de mandat, plus besoin de se préoccuper de l’organisation des élections. Il suffit de diviser l’opposition, de convoquer des dialogues puis de céder la primature pour avoir un bonus (que d’autres appellent affectueusement glissement).

Pour assurer le contrôle de la primature, l’opposition aux dialogues, de l’Union Africaine que du Centre interdiocésain a tout lâché. Elle a céder à toute la ligne. Le 19 décembre passé, date à laquelle le deuxième et dernier mandat de l’actuel président a pris fin, mais il reste toujours en fonction en dribblant le Rassemblement qui jurait à son départ le même jour à minuit. Plusieurs préalables ne sont pas résolus, des chaines de télévision, radio et des journaux proches de l’opposition restent encore fermés. Des prisonniers politiques toujours en fermer…

Cadeau qui met par terre les objectifs du Rassemblement

« Le Rassemblement a été créé pour chasser Kabila du pouvoir le 19 décembre 2016. Pas pour cohabiter avec lui et son départ n’est pas négociable », disaient des hauts cadres de cette plate-forme politique qui regroupe plusieurs partis de l’opposition.

Le 6 décembre, Jean-Marc Kabud, Secrétaire général de l’UDPS, parti à la tête du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, modère ces anciens discours. Alors que la CENCO, mandatée par Kabila, commençait à contacter les parties absentes au dialogue de la Cité de l’union africaine pour une autre négociation directe. Se confiant à @ACTUALITE.CD, Kabud indiqua que « Kabila n’a pas d’autre choix que de négocier avec le Rassemblement ».

Pour se ressaisir, le Rassemblement a accepté d’accorder le glissement à Kabila en passant par la médiation de l’église catholique. Et de son côté, la majorité donne en retour la primature à l’opposition.

 

Jean-Hilaire Shotsha

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Article : 9 janvier 2014: ce jour là, les réseaux sociaux tuaient le Président Kagame
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10 janvier 2017

9 janvier 2014: ce jour là, les réseaux sociaux tuaient le Président Kagame

9 janvier 2014-9 janvier 2016, il y a deux ans, jour pour jour, les réseaux sociaux tuaient le Président rwandais Paul Kagame. Dans l’Est de la République démocratique du Congo (#RDC), la population jubilait le décès de celui qu’elle accuse avoir financer les rébellions perpétuées dans cette partie du pays.

Paul Kagame, Président rwandais

Vers Tout est parti du message : « Paul Kagame vient de nous quitter. RIP. », publié sur le site de microblogging le 9 janvier vers 14h. La rumeur enflamme immédiatement la Toile. Nouveau tweet une heure plus tard : « Décès de Paul Kagame, les proches du chef d’État confirment ». Pour amplifier l’effet d’annonce, ce dernier tweet est accompagné d’un lien vers le site Nécropédia (qui précise pourtant que Paul Kagame n’est pas mort).

Le 10 janvier 2014, autour de 10h heure locale, la population de #Goma a envahi les artères de la ville, avec des cercueils en bois et en carton. Chose étonnante, cette population qui jubilait n’avait même pas une information sûre.

 

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Article : 19-20 décembre: Kinshasa ville morte sans mot d’ordre
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22 décembre 2016

19-20 décembre: Kinshasa ville morte sans mot d’ordre


Contrairement à ses habitudes, la ville de Kinshasa s’est réveillée timidement et tardivement, lundi 19 et mardi 20 décembre 2016. Jusqu’à 10h, pas d’activité, bureaux, universités, magasins, écoles, pharmacies… sont restés fermés.

Arrivé à l’arrêt des bus transco (société de transport du Congo) ligne Campus-Victoire vers 10h 30′ du 19 décembre, aucun bus, même les taxis personnels, pas des passagers. Sur place à l’Université de Kinshasa, des dizaines d’étudiants, renforcés par quelques jeunes des quartiers environnant se regroupent, disant vouloir marcher pour exiger le départ du président Kabila alors que son mandat devait prendre fin à 00h 00. « Nous voulons marcher vers le Palais de la Nation, pour rappeler à Kabila que son mandat prend fin à minuit ». A quelques mètres, un dispositif policiers et militaires leur fait face vers intendance, à l’entrée de l’Université.

Au Rond-point Ngaba, et comme dans tous les points chauds de Kinshasa, un autre dispositif policier, militaire secoué par des des éléments de la garde républicaine pour disperser tout regroupement des personnes.

La circulation toujours timide, pas des véhicules, je prends un motard pour me laisser à Limete. Dépasser Rond-point Ngaba, arriver à Lemba Salongo, justement à l’arrêt Mabaya, des policiers militaires arrêtent, en présence de deux jeeps de la MONUSCO qui passaient, une dizaine des jeunes les reprochant d’avoir créé des tensions en brûlant des pneus sur la voie publique.

Un calme anormal règne sur la capitale congolaise, chacun dit observé la journée. Vers 22h, à 2h de l’expiration du deuxième et dernier mandat du Président Kabila, Kinshasa sort de sa timidité et son silence gardé pendant la journée. On assiste à des crépitement de balle dans la commune de Ngaba, accompagné des concerts de sifflets, casseroles des habitants en signe de protestation contre le président Kabila.

A 5 minutes de l’expiration du mandat, la radio télévision nationales congolaise (RTNC), met tout le monde en confusion en publiant le gouvernement Badibanga. Là on ne sait plus différencier les sifflets contre Kabila pour l’accueil du nouveau gouvernement.

20 décembre décisif à Kinshasa

Des habitants de plusieurs commune de Kinshasa ont eu le courage de manifester leur mécontentement à Joseph Kabila. En entonnent des chants hostiles, mettant le feu aux barricades. Ces événements sont observés dans les communes de Masina, N’djili, Kimbaseke, Lemba…

Ces derniers se sont affronté avec les policiers militaires déployés sur le terrain. Pour cette journée, au moins 9 personnes ont été tuées. C’est le bilan enregistré par l’hôtel de ville.

Jean-Hilaire Shotsha

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Article : Nomination du Premier Ministre : Kabila surprend !
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27 novembre 2016

Nomination du Premier Ministre : Kabila surprend !

Le Président Kabila a nommé jeudi 17 novembre 2016, Samy Badibanga, député national et président du groupe parlementaire UDPS et alliés Premier Ministre. Cette nomination est suite à l’accord politique signé à l’issue du dialogue où il a été décidé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale dirigé par une personnalité de l’opposition signataire.

Nomination surprenante

Samy Badibanga Ntita, nouveau 1er Ministre de la RDC
Samy Badibanga Ntita, nouveau 1er Ministre de la RDC

Vraiment une surprise, beaucoup de gens ne s’y attendaient pas le voir à la tête du gouvernement. La chance était attribuée à Kamerhe, Kengo et Ruberwa et même moi je n’imaginais pas voir Samy Badibanga nommé Premier succédé Matata, les sondages de plusieurs médias nationaux qu’étrangers tapent à côté. Kabila nous surprend tous. Et maintenant, je comprends pourquoi ce choix, c’est parce que Samy Badibanga est l’un des opposants qui ont participés au dialogue et a signé même cet accord.

Une nomination pour déstabiliser l’UDPS?

La nomination de Samy Badibanga intervient au moment où il y a crise au sein du groupe parlementaire UDPS et alliés qu’il était présidait. Le 10 octobre dernier, il était destitué avec son rapporteur adjoint par une frange de ce groupe parlementaire pour avoir pris part au dialogue. Cette destitution a suscité une bagarre entre les députés du groupe parlementaire qui soutenaient le président destitué et ceux qui réclamaient son départ. La peur de la déstabilisation de l’UDPS  est que Samy Badibanga a un soutien important au sein de l’UDPS. Il pourrait faire appel aux autres surtout ceux qui on choisi de signer l’accord après sa sortie de rejoindre le gouvernement. L’avenir nous dira plus.

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Article : Ifasic: pas d’augmentation des frais précise le recteur
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16 novembre 2016

Ifasic: pas d’augmentation des frais précise le recteur

Le recteur de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communications (IFASIC), le professeur Mukeni Lapess a précisé à ses étudiants qui voulaient protester ce lundi 14 novembre qu’il a eu aucune majoration des frais académiques par rapport aux années écoulés. C’est un au cours d’une réunion avec la coordination estudiantine et les délégués de chaque promotion.

Prof Mukeni, recteur de l'IFASIC (PHOTO RADIO OKAPI)
Prof Mukeni, recteur de l’IFASIC (PHOTO RADIO OKAPI)

Selon le recteur Mukeni, les frais académiques sont fixé à 350 000FC pour les promotions montantes et 400 000FC pour les débutants (premier graduat) plus 25$ des frais techniques.

« Les frais académiques se payent en franc  congolais et non en dollars. C’est 350 000FC pour les promotions  comme d’habitude sauf  les débutants que nous avons demandé de payer 400 000FC pour améliorer les conditions de leurs auditoires », explique le recteur. Et d’ajouter : «  les 25 dollars, frais techniques c’est pour faire fonctionner le studio, le plateau et le journal école. Achats des ouvrages pour la bibliothèque et l’impression des syllabus, c’est-à-dire, l’Institut prendra en charge l’impression des supports de cours pour les étudiants « .

A croire le recteur, en payant le même montant comme l’année passée, l’Université perd parce que le taux de dollars est revue à hausse mais les étudiants ne comprennent pas.

Avouant qu’il y a eu incompréhension entre la coordination estudiantine et les étudiants, Henock Etete, étudiant de G3 et représentant de sa promotion à cet échange s’est dit convaincu des explication du recteur.

«  La coordination n’a pas pu transférer correctement le message du recteur. Aujourd’hui après la réunion nous avons comprises que le recteur est dans la bonne voie. Le 25$ qui nous poussait à protester revient à notre avantage surtout pour l’impression des syllabus, les titulaires des cours n’auront plus intérêt à vendre leurs support », fait savoir Hénoch.

A lire aussi dans www.direct.cd

Jean-Hilaire Shotsha

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Article : Kinshasa : des pleurs après la pluie
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15 novembre 2016

Kinshasa : des pleurs après la pluie

Après la pluie vient un beau temps dit-on. A Kinshasa c’est pas le cas dans certains quartiers de la ville, après la c’est des larmes qui coulent. On assiste à des pertes en vies humaines et des dégâts matériels.

Inondation après  la pluie de samedi 12/11/2016, 1ère rue Limete
Inondation après la pluie de samedi 12/11/2016, 1ère rue Limete

La pluie s’abat samedi 12 novembre dans la matinée à Kinshasa et fait plusieurs dégâts. Plusieurs quartiers s’inondent. Des habitations des quartiers Mososo à la 7e rue Limete, Funa à la 1ère rue, des ponts jetés sur la première rue boulevard Lumumba, 1ère rue Forgeron et à proximité de l’école de navigation à Kalamu se retrouvent sous l’eau de pluie.

Cette pluie sinistre aussi des familles qui ont perdu leurs biens de valeurs dans les communes de Kinshasa, Ngiri-Ngiri, Bumbu, Lingwala, Ngaliema, Barumbu, Kalamu, Limete…

Des morts et dégâts matériels après la pluie

Dans la commune de Ngaliema, quatre personnes d’une même famille meurent à la suite de l’écroulement d’un mur pendant cette pluie. À Limete, les habitants des sources locale renseignent qu’il y a plusieurs mort des familles différentes.

Aux quartiers Funa et Mososo, dans la commune de Limete, l’eau de pluie coupe le sommeil aux habitants et les chasse de leurs maisons. » A 6h du matin, j’ai encore sommeil. Je sens de l’eau sur mon lit. Je me réveille et je constate que la maison est inondée et que mon poste téléviseur, congélateur et autres objets sont dans l’eau « , explique un habitant du quartier Funa visiblement triste qui affirme avoir sauvé sans famille en laissant ses biens matériels couler.

Le scénario est presque le même dans des quartiers inondés. Les résidants du quartier Musoso tout comme ceux du pont à proximité de l’école de navigation à Kalamu s’efforcent en toute urgence de sauver les enfants en priorité.

Des l’inondation au commerce

Après la pluie, plusieurs avenues restent inondées. Les gens cherchent des voies et moyens pour se faire de l’argent. Certains mettent leur propre corps et portent les usagers de la route sur le dos et ces derniers leurs donnent 200 ou 300 FC une fois traversé l’espace inondé. D’autres viennent avec des chariots et véhicules, demandent à leur tour 100 ou 200FC. La taxe varie par rapport à la distance, mais aussi à la masse de la personne pour ceux qui utilisent leur dos.

Conseil à la jeunesse

Jeunes, à ce stade où l’État s’intéresse que de la politique tout en oubliant les principaux secteurs de la vie, notamment l’environnement, le social, logement etc. prenons nous en charge, travaillons pour changer les choses. Organisons des salongo, débouchons nos caniveaux, gardons bien nos déchets pour éviter toute inondation.

Jean-Hilaire Shotsha

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L'auteur: voixdesoublies
Jean-hilaire Shotsha est un journaliste-blogueur de la République démocratique du Congo. Licencié en journalisme politique extérieure, filière Presse écrite à l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication. Coordonnateur de la communauté Blog du Citoyen ASBL. Reporter, blogueur de la communauté Habarirdc et Mondoblog

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